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Ce petit-déjeuner concernait tout particulièrement :
- ceux ayant exercé des responsabilités de
direction et assurant des missions de conseil, les mieux placés pour exercer
leurs talents comme manager de transition.
Il avait pour but d'apporter des réponses
aux questions suivantes :
- en quoi consiste le management de transition ?
- suis-je fait(e) pour cela ?
- puis-je me lancer seul(e), dois-je me former et comment, faut-il faire appel
à un cabinet spécialisé ?
- quelle rémunération, quel statut ?
- quels sont les pièges à éviter, comment juger du succès d'une mission,
comment rebondir ?
Il s'appuyait sur un groupe
de discussions (réservé aux membres)
Tout d'abord, Daniel Lechanteux a présenté les
principes du management de transition et son propre témoignage avec
notamment les points suivants :
- Ce que n'est pas
le management de transition (du conseil ou de l'expertise, un poste définitif,
un job « tranquille » et sans risque...),
- CE QU'EST le MT : un poste opérationnel, intégré dans
l'organigramme de l'entreprise cliente, pour une durée limitée dans le temps,
avec des objectifs à atteindre et des résultats à obtenir, une nécessité
d'engagement fort...,
- Le déroulement d'une mission, avec sa phase initiale (très
rapide) de diagnostic et élaboration de plan d'action, puis la mise en œuvre de
ce plan
- Un exemple de mission de dirigeant au sein d'une PME où D.
Lechanteux, dirigeant de transition, après avoir fait un audit de
l'organisation, a établi les bases pour une croissance profitable soutenue,
plan d'actions chiffré concernant l'ensemble des fonctions de l'entreprise à la
clé, qu'il a ensuite mis en œuvre (stratégie, organisation, reporting
financier, commercial, CRM, supply chain, RH, Systèmes d'Information...)
- La rémunération du manager de transition, supérieure (à
durée égale) à une rémunération de consultant compte tenu des risques pris et
de la pression subie
- La manière de gagner une mission de MT via des Cabinets
spécialisés dans ce domaine, ou encore par une démarche commerciale directe
auprès de prospects, enfin via des fonds d'investissement (en analysant bien
leur portefeuille de participations pour détecter des participations « à
problèmes » qui pourraient justifier du MT)
Dominique Tessier a ensuite présenté un cas limite entre MT et
Conseil, les principaux points évoqués étant les suivants:
- Différents types de demandes adressées par les entreprises
aux cabinets de Management de Transition :
- Le cas
classique évoqué précédemment par D. Lechanteux
- Parfois
des demandes liées en fait à un recrutement permanent, mais en profitant de la rapidité
et de la souplesse qu'offre le MT
- Enfin, des
demandes atypiques s'apparentant à un mix de conseil opérationnel et de coaching de dirigeants.
Certains
cabinets de MT ne répondent pas à ces demandes atypiques
- Exemple d'une telle mission atypique réalisée par D.
Tessier au sein d'un groupe client : assistance à la réflexion stratégique
et à la croissance externe dans le domaine télécoms et réseaux, en apportant sa
disponibilité, ainsi que son expérience opérationnelle et sa connaissance du
secteur, là où les ressources internes
du client n'ont pas la compétence et la disponibilité requises. Possibilité de
déboucher sur une « vraie » activité de MT si une acquisition se
concrétise et qu'une mission d'intégration de la société rachetée se révèle
nécessaire.
- Dans ce genre d'affaires, le cabinet de MT prélève son dû
mais amène en contrepartie son support (notamment vision de la situation avec
du recul) et sa capacité commerciale (apport initial de la mission, mais aussi
valorisation commerciale de pistes pour de nouvelles missions apparaissant en
cours d'intervention).
Marc Chapuis qui a conduit l'essentiel de sa carrière dans
l'informatique et s'est installé comme conseil en management de projet depuis
2003, a alors présenté son expérience de DSI de transition.
- 9 mois comme DSI au sein d'une PME de 400 personnes
spécialisée dans le transport de colis urgents
- PME traversant une période de redressement et de
rationalisation dans un contexte de forte croissance et de complexification du
métier, nécessitant une évolution importante des systèmes d'information
- Après un audit rapide (par entretiens + bilans
quantitatifs), choix d'un scénario d'évolution, définition d'architecture et
choix technologiques adaptés à la nouvelle donne, décisions make or buy,
allocation des ressources, évolution des processus...
- A la fin de la mission, passation du relais, conduite du
changement et assistance au pilotage jusqu'à un séminaire « bilans et
perspectives »
- Principaux enseignements de cette expérience :
- Nécessité
de bien positionner le manager de transition entre « intermittent »
et dirigeant en CDI, entre
consultant et futur DSI, entre manager et « intrapreneur », entre
sauveteur et réducteur de
coûts...
- Rôle-clé
des facteurs humains : responsabilisation des acteurs, résolution des problèmes de communication,
importance du dialogue...
- Nécessité
de gérer en permanence les délais, les « rétro-plannings » et les
marges de manœuvre dans un
contexte de gestion de crise, tout en mettant en place des solutions pérennes.
Questions/réponses et discussion
suite à ces présentations
Le management de transition (MT) touche-t-il toutes les fonctions ? OUI, pratiquement toutes les
fonctions de l'entreprise (DG, Finance, Commercial, Technique, R&D,
Industriel, RH, Juridique...) peuvent donner lieu à des missions de MT.
La durée des missions est-elle connue à l'avance ? Cela
dépend des cas de figure. Bien qu'en général interruptibles au mois le
mois, les missions de MT sont souvent prolongées par rapport à la durée
initialement prévue, mais rarement raccourcies. Une durée typique pour une
mission est de 6 à 9 mois.
Une telle durée (6 à 9 mois) ne paraît-elle pas courte pour mener à bien
un redressement ? NON, car le rôle du MT est d'initier le redressement,
puis de passer la main : importance d'assurer la relève en trouvant un successeur à l'intérieur de
l'entreprise cliente (ou parfois via une embauche définitive). Et le manager de
transition peut rester quelques mois de plus si nécessaire pour former son
successeur.
Un manager de transition doit-il être un expert du secteur économique de
l'entreprise cliente ? PAS
FORCÉMENT. La formule flexible (par rapport à une embauche définitive) qu'offre
le MT permet de prendre plus de risques et de s'éloigner du strict secteur
industriel du client (sans toutefois être diamétralement opposé !). Et les
clients découvrent et apprécient souvent l'enrichissement que leur apporte un
manager de transition venu d'horizons et de culture différents.
Y a-t-il des clauses de non-concurrence ? OUI, plus ou moins strictes en
fonction de la protection demandée par le client. Sauf exception, un manager de
transition ne peut pas, pour des raisons de déontologie, enchaîner deux
missions analogues chez deux entreprises concurrentes. D'où l'intérêt (cf.
question précédente) de pouvoir changer de secteur !
Valeur ajoutée du Cabinet de Management de Transition - JM
Finet, représentant du cabinet X-PM Transition Partners, rappelle qu'un
cabinet de management de transition apporte plusieurs valeurs ajoutées à ses
intervenants et à ses clients :
- Aux intervenants, une valeur
ajoutée commerciale (apport de mission), sachant que beaucoup d'excellents
managers de transition ne sont pas forcément très à l'aise pour se vendre
eux-mêmes (et ne peuvent pas le faire pendant qu'ils sont pris à 150% sur une
mission) ;
- Aux clients, la mise à disposition
très rapide de ressources sélectionnées et validées ; une garantie de
résultats ;
- Aux clients ET intervenants :
le rôle de conseil, suivi et coaching de l'associé qui suit la mission; l'appui
de son réseau ; les assurances responsabilité professionnelle
prises ;
- Le prélèvement sur honoraires du
cabinet (environ un tiers) est pris pour moitié sur l'intervenant (en échange
de l'apport de mission et de l'appui en cours de mission) et pour moitié sur le
client (qui accepte de payer plus cher la garantie d'un cabinet ayant pignon
sur rue qu'un free-lance isolé).
Un cabinet comme X-PM a-t-il un cercle fermé de managers privilégiés
dans lequel il est difficile à un nouveau venu de s'intégrer ? - NON. Il y
a certes un premier cercle de managers bien connus du cabinet, ayant réalisé
une ou plusieurs missions, auquel on pense naturellement en cas de nouvelle
opportunité. Mais compte tenu de la rotation des effectifs et de la croissance
du marché, il faut constamment alimenter le vivier par de nouvelles ressources,
ce qui fait que les nouveaux venus ont pratiquement autant de chances que les
plus anciens de se voir proposer une mission.
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