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La gouvernance à rude épreuve
« Nous pensons que les dérapages excessifs sur les
salaires que nous avons pu observer dans plusieurs pays sont proprement
scandaleux »... « Il n'est plus acceptable qu'un certain nombre de
dirigeants bénéficient de parachutes dorés sans relation avec les performances
mesurables » de leurs sociétés... « Nous courons le risque de ne plus
être compris par nos concitoyens », a déclaré le président de
l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, dénonçant un véritable « fléau
social » et des « comportements extravagants » (Le Monde, 14
mai).
« Le développement durable est un thème qui me tient
particulièrement à cœur. Pour progresser concrètement sur des sujets aussi
complexes, il faut ses garder de toute idéologie »... « Je crois au
progrès de la science et à la capacité de l'homme pour trouver des solutions
assurant un développement harmonieux de ses activités ». Pierre Graff, PDG
d'Aéroports de Paris (La Tribune, 26 mai).
« Nous aurons une démarche pragmatique, mais
aujourd'hui je suis clair : la Société Générale a tous les moyens de se
développer de manière indépendante et autonome »... « Mon ego ne jouera
en rien dans ce type de questions ». Frédéric Oudéa, Directeur Général de
la Société Générale (Les Echos, 28 mai).
Diriger une entreprise sans s'exposer aux foudres de
l'opinion publique devient assurément un exercice périlleux.
Que dire quand les salariés s'interrogent sur les
motivations de leur président lorsque celui-ci leur demande de redoubler
d'efforts pour améliorer les résultats de l'entreprise ?
Et pourtant, les salariés comme les citoyens ne demandent qu'à croire en la vertu de ceux qui les gouvernent...
Le consultant chargé de concevoir et d'accompagner un
projet de changement doit parfois se poser la question de savoir s'il travaille
pour le dirigeant, l'entreprise, ou la société.
Jean-Paul Schaer
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