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Débat animé par Alexandre Diaa ZENIE (X68)
Les entreprises sont jugées de plus en plus en fonction de
leur impact sur leur environnement social, naturel ou économique.
Les signes en sont évidents depuis quelques années :
croissance des investissements dans des fonds éthiques, mise en cause de plus
en plus fréquente du chef d entreprise en cas de fraude ou corruption, coût
énorme des comportements contraires à l'éthique (jusqu' à la disparition
d'entreprises comme ENRON), développement de réglementations internationales de
plus en plus contraignantes (loi Sarbanes-Oxley).
Des tendances profondes traduisent une évolution des attentes des
personnes : changement dans le rôle du leader et les formes de management,
limites de l'innovation purement technologique, décroissance du rôle de l'Etat
par rapport à celui de l'entreprise.
Des entreprises renommées en tirent parti à travers des projets de
développement responsable
Danone , avec le projet Grameen Danone Foods au
Bangladesh, issu d'un partenariat entre Danone et la Grameen Foundation,
produit des yaourts enrichis en nutriments destinés à lutter contre la
malnutrition, tout en créant de la valeur par le groupe Danone.
Essilor, avec son projet indien, met en oeuvre un modèle de fabrication
et de vente de lunettes adapté aux pauvres pour lutter contre le fléau de la
cécité, mais néanmoins innovant et rentable grâce au potentiel de ce marché.
Ces entreprises adoptent une démarche tout
à fait rationnelle : cartographie de la demande, recherche de voies
nouvelles de développement, pilotage de projets.
La pertinence des contributions du consultant au développement responsable
suppose un nouvel état d'esprit
A.D. ZENIE témoigne de son expérience personnelle : des
rencontres plus ouvertes et réceptives, un retour aux disciplines comme la
philosophie, l'économie, les sciences humaines, un souci de transparence, de
cohérence, de recherche de sens, de respect de l'autre. Dans des périodes de mutation
et d'incertitude comme aujourd'hui, nous sommes tous particulièrement concernés
du fait de notre responsabilité en tant que diplômés «
privilégiés », en tant que professionnels expérimentés ou experts reconnus
dans certains domaines d'activité.
Un groupe de travail pourrait être constitué afin répondre ensemble à des questions telles que l'évolution de la gouvernance, et de préparer des offres communes.
Selon Jean-Paul Schaer, le thème de l'implication personnelle des salariés
dans l'entreprise constitue une priorité
Une enquête The Economic Intelligence 2008 / Celerant (Les
Echos 23 juin 2008) montre que les salariés français sont, selon plus de 600
cadres dirigeants interrogés dans 10 pays occidentaux, ceux qui résistent le
plus au changement.
Pour impliquer les membres du personnel, il ne faut pas oublier qu'ils sont
aussi membres de la société civile et qu'en exploitant les centres d'intérêt de
son personnel, l'entreprise détient des leviers de développement de sa
notoriété, d'influence sur l'environnement social et institutionnel,
d'opportunités de développement collectif et d'une meilleure aptitude à la
reconversion individuelle en cas de réduction d'effectif.
L'offre destinée aux entreprises pour conduire le changement dans le respect
des règles éthiques et avec des chances accrues de succès consiste à :
- expliciter en termes simples les enjeux, la stratégie et les objectifs
- faciliter la prise en compte des initiatives personnelles, même dérangeantes
- s'appuyer sur les motivations individuelles (actions de progrès internes,
souhaits d'évolution à l'extérieur de l'entreprise)
- développer l'intelligence collective, combattre le paternalisme,
l'angélisme,...
Pour Philippe Lukacs,
il faut « être en ligne avec sa flamme »
Quelle est ma flamme, quelle est ma dynamique personnelle,
quelles sont mes spécificités , en quoi mon travail a du sens par rapport à ma
vie, et pas uniquement par rapport à mes techniques, en particulier pour des
personnes formées à la technique ?
Une fois la direction trouvée, comment faire ? Continuer en ligne droite.
En direction des personnes (et non des institutions) qui paraissent avoir le
même type de flamme. Philippe Lukacs donne comme exemple la manière très
ciblée, dont il a choisi la personne qui a préfacé son livre "Stratégie pour un futur souhaitable".
Henri Cesbron Lavau aborde la question de la compatibilité entre
éthique et commerce
Pourquoi une éthique ? Pour rien d'autre qu'elle-même : elle n'est
pas un objet commercial et ne peut servir à vendre mieux ni plus.
Le
commercial peut-il être éthique ? Le commerce est échange et n'est pas honteux
pour autant, bien au contraire. Il met en relation des personnes : dans la
mesure où ces personnes se respectent et prennent en compte l'environnement
économique et social, l'éthique peut guider leur action. Certains comportements,
certains projets, certaines démarches d'entreprises, sont à ce titre plus
éthiques que d'autres.
Chacun peut pratiquer la forme d'éthique qui lui
est possible. Par exemple, dans le domaine de l'open source, contribuer aux
projets que l'on utilise est un comportement éthique. Tout l'eco-système - dont
nous sommes partie prenante - en bénéficie.
Dans son métier de
coach, Lucie Beauchesne, considère que l'éthique est incontournable
Dans l'accompagnement individuel, le respect de la personne
impose l'authenticité, la cohérence, la responsabilité et la capacité à se
remettre en question soi-même.
Dans l'accompagnement collectif, il faut pouvoir répondre aux exigences liées à
l'évolution du leadership et de la « révolution individualiste » qui
affectent notre société : besoin d'être reconnu dans l'équipe, d'être
écouté, d'apprécier le leader et d'adhérer à son projet.
Les changements dans la vie des entreprises impliquent une approche
pluridisciplinaire auprès des clients, qui permette de faire collaborer les
techniciens et les facilitateurs de dialogue.
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