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28
août Université d'été du MEDEF (Les Echos, 29 août) - La phrase du jour a été
prononcée par le moine bouddhiste Matthieu Ricard, porte-parole du dalaï-lama
en France : « L'argent ne fait pas le bonheur, sauf si vous le distribuez »,
a-t-il lancé aux 2.500 patrons qui l'écoutaient.
Le même jour au
campus de l'X, Eric Woerth, a créé l'effervescence en déclarant qu'il y aurait «
quelque chose dans le budget 2009 » sur la réforme de la taxe
professionnelle (TP).
Le propos, interprété comme une accélération du dossier, a fait réagir
Christian Poyau, PDG de Micropole Univers : « Je suis comme saint
Thomas, tant que je ne verrai pas les décrets, je ne croirai pas à cette
réforme promise depuis des années ».
A faire de la
religion un outil pour comprendre les réalités économiques et sociales, on
aboutit au comble de l'absurde (Le Nouvel Observateur, 24 août) :
L'équipe
de campagne de John McCain a diffusé sur internet un spot insinuant que Barack
Obama pourrait être l'envoyé du diable annonçant la fin du monde. Cette théorie
est depuis reprise par de nombreux internautes.
Une vidéo financée de l'équipe de campagne de John
McCain et laissant entendre que Barack Obama pourrait être l'Antéchrist
suscite, depuis plusieurs jours, de vives réactions sur internet.
Dans ce spot, intitulé "The One" ("L'Elu") et mis en ligne
au début du mois d'août, Barack Obama est comparé à une sorte de
"messie", tandis qu'une voix-off évoque les grands thèmes du
millénarisme.
Depuis la diffusion de la vidéo, vue 1,2 millions de fois, plusieurs sites
essayent de "prouver" que le candidat démocrate est bien
l'Antéchrist. La polémique a pris une dimension nationale avec la diffusion, le
15 août sur CNN, d'un sujet posant ouvertement la question : "Obama,
l'Antéchrist ?"
Martin Hirsch a
beau avoir été l'ancien compagnon de l'abbé Pierre, son projet de RSA a abouti
pour des raisons qui ont peu à voir avec la religion : dans toute société
civilisée, la logique économique veut que l'impôt serve à redistribuer les
revenus en faveur des plus vulnérables, l'impôt négatif constituant simplement un
encouragement à contribuer à la production de richesses.
Laissons à la
religion le soin d'expliquer ce qui n'est pas accessible à notre entendement de
pauvres humains, elle a déjà fort à faire sur ce terrain.
Les
patrons n'ont pas vocation à faire la charité, il suffit qu'ils respectent les
règles d'une saine concurrence, tant à l'égard de leurs clients que de leurs
fournisseurs et de leurs salariés.
Jean-Paul
Schaer
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