x-mines-consult
 L'expérience de 774 ingénieurs*  
*dimanche 12 février 2012  
 
 
Qui sommes-nous ?
Charte et statuts
Devenir Membre
Dossier d'accueil
S'abonner à la Lettre
Nous Contacter
English French German Italian Portuguese Russian Spanish
 
 

 
 
 
 

 
 

Articles les plus lus récemment

 
 

 
  Accueil arrow Publications arrow Actualités - Archives arrow Editorial Octobre 2008
Editorial Octobre 2008 Version imprimable Suggérer par mail

Il y a 2340 ans environ, Aristote distingue déjà, dans l'Éthique à Nicomaque, l'emploi de la monnaie pour accumuler des richesses et accroître le pouvoir politique, et celui qui permet l'échange des biens pour répondre aux besoins de chacun conformément à la nature :

Car s'il n'y avait pas d'échanges, il ne saurait y avoir de vie sociale ;
il n'y aurait pas davantage d'échange sans égalité,
ni d'égalité sans commune mesure
.

L'accumulation de la monnaie pour la monnaie est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s'y livrent. 

Alors que l'échange que permet la monnaie, est un moyen de renforcer le lien social ; il n'existe pas dans la tribu, qui ne pratique que le troc, et apparaît avec la cité, c'est-à-dire la société.
La nature fournit "la terre, la mer et le reste" : l'économie est ainsi l'art d'administrer, d'utiliser les ressources naturelles, totalement à l'opposé de l'art d'acquérir et de posséder.

***

Le ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, ne dit pas autre chose quand, le 25 septembre, devant le Bundestag, il critique les Etats-Unis pour leur responsabilité dans la crise actuelle : "Les Etats-Unis vont perdre leur statut de superpuissance dans le système financier international", et fait des propositions pour "reciviliser les marchés financiers".

***

Nicolas Sarkozy ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme à Toulon le même jour : "Une certaine idée de la mondialisation s'achève avec la fin d'un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait contribué à la pervertir. L'idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle… Si l'on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité".

***

Mais pour l'instant, une question reste sans réponse : comment empêcher que les prédateurs russes, chinois et autres, disposant de fortunes extravagantes tirées de l'exploitation de réserves d'hydrocarbures ou de main d'oeuvre à bas coût, s'approprient les actifs de nos sociétés "moralisées" ?
Car demain, ce sera la curée.

 
< Précédent   Suivant >
 
 
 
Informatique et Libertés    Mentions Légales    Désinscription
© 2012 X-Mines-Consult - Site réalisé par descartes.fr et mis à jour le 10/02/2012