x-mines-consult
 L'expérience de 772 ingénieurs*  
*lundi 6 février 2012  
 
 
Qui sommes-nous ?
Charte et statuts
Devenir Membre
Dossier d'accueil
S'abonner à la Lettre
Nous Contacter
English French German Italian Portuguese Russian Spanish
 
 

 
 
 
 

 
 

Articles les plus lus récemment

 
 

 
  Accueil arrow Publications arrow Actualités - Archives arrow Editorial Mars 2009
Editorial Mars 2009 Version imprimable Suggérer par mail

S’acquitter de sa dette envers la société

Dans son dernier ouvrage, Le Moment Fraternité (Gallimard), Regis Debray développe l’idée que la fraternité est le lien qui soude des personnes sans aucune relation de parenté ou d’appartenance à un clan, d’origine sociale, ethnique ou nationale. Il cite par exemple : les communautés monastiques depuis le Moyen Age, les mouvements de résistance à l’oppression, la bande de sympathisants qui se mobilisent pour faire élire F.Mitterand. Selon lui, les groupes unis par la fraternité ne survivent et se développent que s’ils sont portés par une ambition qui dépasse chacun des membres.

XMC a développé un sentiment de solidarité, une volonté de s’entraider, de coopérer à la réalisation de missions où les talents de chacun puissent se valoriser. Mais quelle ambition portent les membres d'XMC qui permettrait de répondre à la définition de Régis Debray ?

 En réfléchissant à la question de savoir quelle ambition commune anime notre communauté, je suggère que c’est le service de la société.

 Pour les membres des corps techniques, c'est par définition le service de l’Etat. Pour les autres, formés à l’X, aux Mines, aux Ponts, aux Télécoms, à l'ENSAE… on trouve une réponse dans les actes fondateurs de ces écoles qui explicitent le but de la formation dispensée : concevoir et mettre en œuvre les techniques efficaces et respectueuses des biens publics. Par exemple : exploiter un gisement de minerai en économisant la force de travail des hommes et en préservant les réserves en vue d’une exploitation ultérieure ; concevoir et construire des voies de circulation et des ouvrages d’art à la fois utiles et esthétiques ; aménager l’espace ; concevoir et mettre en œuvre les équipements de télécommunication qui utilisent au mieux des investissements lourds ou le spectre des fréquences hertziennes disponibles.

 Or, une caractéristique commune à toutes les formations dont ont bénéficié les membres de XMC est leur coût pour la société, du fait du haut niveau des compétences utilisées, voire de la rémunération des élèves pendant leurs études.

 Au fond, nous sommes tous redevables à la société des efforts qu'elle consent pour nous permettre d'acquérir un niveau élevé de connaissances et de capacité à résoudre des problèmes complexes, à innover, à diffuser les savoir faire. Nous savons tous que: nos diplômes ne nous donnent aucun droit ; ils ne nous donnent que des devoirs.

 J'aimerais que l'on puisse soutenir que ce qui nous anime tous et dépasse chacun de nous tient au souci de nous acquitter de notre dette envers la société. Nous y arrivons en contribuant au développement et à la performance des entreprises, des administrations, des organisations. Et nous le faisons sans esprit de chapelle ni de classe, tant par l’origine de nos membres que par l’objet des organisations auxquelles nous apportons notre expérience et nos compétences.

Jean Paul Schaer

 
< Précédent   Suivant >
 
 
 
Informatique et Libertés    Mentions Légales    Désinscription
© 2012 X-Mines-Consult - Site réalisé par descartes.fr et mis à jour le 03/02/2012